Vox populi Vox Parti !

  • Yvan Lavallée
  • Actualité

Où il est question de la situation dans le Parti au sein de la tempête politique française.

La patience est une vertu révolutionnaire, et faire de la politique nécessite une souplesse d'esprit et d'action. Malheureusement, sous prétexte de se méfier de la pression idéologique de la propagande du capital, bien réelle, nos camarades sont souvent crispés sur des idées préconçues, voire des mots ; j'en veux pour preuve la crispation qu'a créé l'idée d'une contre primaire au moment de la pétition qui a recueilli 1.300.000 signatures (à comparer aux 67.000 questionnaires), c'est le mot "primaires" qui a été pris en compte, pas la possibilité de transformer les luttes sociales en cours ni de transformer les 1.300.000 signatures en un acte politique fort; moralité on a perdu une occasion qui ne se reproduira pas de sitôt et perdu l'aide de groupes d'activistes jeunes, mais nous sommes restés "propres sur nous" et nous pouvons continuer "comme on l'a toujours fait" comme dirait l'autre.

Puisque circulent un certain nombre de textes plus ou moins en phase avec les décisions de congrès, identitaires d'un coté "une candidature communiste de suite" ou résignés de l'autre "il faut un front commun autour du sauveur suprême" et... chanter l'Internationale je suppose (Il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu ni césar ni tribun...) quand d'autres sous prétexte d'Unir, divisent.

Il faut effectivement que le Parti soit audible, c'est pourquoi je pense qu'il est bien qu’on avance des candidats POTENTIELS, c’est-à-dire des candidats à la candidature, notre camarade député André Chassaigne a commencé, il en faut d’autres, ne serait-ce que pour montrer qu’on est là et qu’on a du monde capable de faire, et des femmes si possible, on n'en manque pas qui soit capables de tenir tête à des "ténors de la droite" sous toute ses formes ou aux journalistes plus ou moins bien intentionnés. La conférence nationale doit se réunir le 5 novembre conformément aux décisions de congrès, examiner et voter sur 3 propositions conformément aux décisions de congrès contrairement à ce que je lis ici ou là, à savoir : appeler au vote pour JLM, un(e) candidat(e) du Parti Communiste en tant que tel, avancer pour converger vers un candidat rassembleur à gauche sur un programme qu'on puisse soutenir et un accord pour les législatives. On peut remarquer que ces trois options ne sont en rien contradictoires (sauf peut-être sur les législatives pour César).

 

La situation politique est mouvante, elle change d'un jour à l'autre, et en même temps tout le monde est dans l'expectative, il nous faut donc résoudre l’équation qui consiste à percer le mur des médias (faut pas rêver quand même, la situation internationale montre que les médias de masse français sont plus dans la propagande de guerre et la diversion sur des faits divers plutôt que dans l'information démocratique), et la convergence vers une candidature unique à gauche dénuée de césarisme (suivez mon regard) sur un programme de relance démocratique et industrielle, anti-austérité à élaborer sur la base du résultat de la consultation citoyenne. La décision finale ferme ne peut pas être prise directement le 5 novembre, c’est certes dommage, mais c’est ainsi. Nul n'est en mesure d'enfermer l'histoire dans une résolution de congrès ni de conférence nationale, et dans ce contexte "le premier qui parle a perdu". Prendre une décision ferme sur un candidat, c’est s’exposer à être pris à contre-pied et à créer des problèmes majeurs pour le Parti et le mouvement populaire .

 

Actuellement, la candidature Chassaigne à la candidature est un signal, ainsi que d’autres candidatures potentielles, elle est avancée avec les législatives en perspective. Le plus important, c’est les législatives, il n’y a aucune chance d’avoir un président communiste et il n'est pas dit que ce soit souhaitable; donc ce n’est pas là dessus qu’il faut s’exciter. La situation politique du pays et du monde est grave et nécessite une large vision politique, et un rassemblement de forces progressistes pas forcément communistes ni prêtes à l'être. Pour ce faire, il faut faire de la politique, accepter des compromis (pas des compromissions) et avoir un haut niveau idéologique capable d'intégrer les changements rapides dans la situation politique et les moyens d'en faire (réseaux sociaux par exemple). Des forces progressistes pointent en Europe et dans le monde (lire l'article de Christophe de Roubaix sur la gauche US). Le PCF se doit d'être à la hauteur des enjeux du mouvement d'émancipation des peuples.

Salut et fraternité, j’ajoute et sérénité

Ivan

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